La rencontre - partie 1

Il y a des histoires que l'on a du mal à raconter...

 

Pourtant ce n'est pas le cas de celle ci, et lorsque l'on nous pose la question à Bruno et à moi comment s'est passé notre rencontre, nous sourions, tout les deux, pile au même moment, nous nous regardons et revivons ce moment qui a été, pour nous, si particulier. 

C'est pourtant une histoire banale, me direz vous, une histoire comme on peut en lire à la fin des magazines dans les rubriques romances.

Il était temps d'ouvrir une billet romance sur ce blog et c'est pourquoi je vous compterai cette histoire en plusieurs parties.

C'est l'histoire de 2 garçons qui se rencontrent dans une discothèque gay... Banale, non ? je vous l'avais dis... 

A cette époque, moi, Vincent, j'étais un jeune homme de 23 ans, un peu perdu, égaré. La vie n'est pas facile pour tout le monde , issu d'une grande famille, j'ai perdu mon père à 18 ans des suites d'une longue maladie, j'ai poursuivi mon parcours universitaire sur Montpellier où je sortais beaucoup... un peu trop d'ailleurs. Je n'avais jamais eu de relation sérieuse avec les filles et rien de non plus très probant avec les garçons...

 

Pourtant cette année là quelque chose à fait un déclic en moi. 

Une prédiction, oui, dans les cartes m’avait été faite par une voyante quelques mois auparavant. 

Je connaîtrai le bonheur auprès d’un homme plus âgé que moi, et qui m’aimera d’un amour très profond et sincère en retour.

J’aimai bien cet horoscope et cette seule prédiction à fait naître en moi un étrange sentiment, profond, énergique qui me susurrait d'envoyer tout balader pour enfin vivre ma vie. 

 

 

Je sortais... je sortais beaucoup disais-je, et principalement avec mon groupe d'amis composé des amis de mon grand frère, j’étais bien entouré !

Je connaissais tous les bars et les clubs de la région et je savais que le club dans lequel nous passons les meilleurs soirées se nommait : la villa Rouge

 

Située sur la route de la mer à la sortie de Montpellier, il fallait nous 30 minutes en voitures pour y parvenir. 

On était fin septembre, un de ses derniers week end chaud, c'était encore l'été. Nous devions tous nous retrouver chez moi pour commencer la soirée puis nous rendre sur Montpellier, à la villa !

Cette soirée je m'en souviendrai, car je crois que non seulement j'avais bu + que de raison mais le demi extasie qu'un de mes amis m'a donné à rendu ce souvenir particulièrement net dans mon esprit.

 

Ce soir là, la boîte était bondée et l'ambiance survoltée. Un tour aux vestiaires puis nous faisons la "visite du propriétaire" . d'abord la salle techno située à droite en rentrant. un espace assez restreint composé d'un grand bar sur le coté, une musique assourdissante d'un rythme à vous rendre épileptique en un rien de temps

 

Sylvie, me demande de sortir de là en vitesse, elle faisait une crise de tachycardie ... lol...

 

Nous revenons dans la grande salle, nous commandons nos boissons, je montre les toilettes qui étaient tout de même à l'époque l'ATTRACTION de cette boite. Les mecs pissaint devant une vitre sans teint qui donnait sur la piste de dance... Un spectacle hallucinant. 

 

Tout en sirotant nos boissons, nous poursuivons notre découverte du club en passant par le patio, un coup d'œil discret à la backroom et nous voilà au catz. La partie pop de la boite de nuit avec des musiques années 80 et le publique qui va avec. 

Nous nous amusons et rions beaucoup.

 

Je n'étais pas venu ici pour rencontrer quelqu'un, ce n'était pas mon but. La musique me suffisait pourtant lorsque j'ai croisé le regard de ce type pour la première fois j'eu l'impression que le temps venait de s'arrêter, littéralement.

 

Interloqués, mes amis m'ont ramené à la réalité:

-"Ferme la bouche, vincent, ne regarde pas les gens comme ça ils vont se faire des idées et viens danser !" me disait Sylvie en faisant claquer ses doigts devant mes yeux.

Nous revenons dans la grande salle. Après tout oui j'ai regardé un mec ça ne veut pas dire que je veuille sortir avec lui et pourtant...

 

Nous dansions, la foule était si compacte, si dense, tout le monde remuait sur le même rythme, sur le même son. 

Il était là... Torse nu, son regard était de braise et me dévisageait, je faisait de même. La foule nous rapprocha, je senti d'abord un contact avec sa main. J'ai cru que mon cœur allait bondir hors de ma poitrine, lorsque nos corps se sont fait face. Le temps se mit à ralentir. Tout en ondulant, sans détacher mon regard du sien je posais ma main sur son bras, puissant, sa peau était irrésistible. Je sentais en moi venir des sentiments contradictoires, tout d'abord chaud très chaud, et pourtant je frissonnais. Tout les poils de mon corps s'étaient dressés comme pour faire un salut au garde à vous. Je me perdais dans ses yeux, il fallait que je l'embrasse.

A ce moment là je savais où était ma place. Il n'y avait rien de + évident que c'était lui, l'homme de ma vie. Notre premier baiser a été long très long, il a duré jusqu'au moment où l'un de ses amis le bouscule et lui cria dans l'oreille :

-"tu nous présentes pas ?" 

Je l'ai suivi jusqu'au patio, il me présenta ses amis. Nous échangeons un peu puis nous retournons danser... Non je retourne dans ses bras.

Nous dansons jusqu'à ce que les lumières s'allument et qu'il est temps de sortir de la boite. 

 

Les noctambules me comprendront, mais j'avais pour habitude de partir du club avant ce moment terrible où une lumière trop blanche trop forte vient rompre le charme de la soirée et rappelle à la dure réalité que oui il est 4 h du matin et qu'on a tous une sale gueule. 

 

Mais lui, qu'est ce qu'il est beau  ! 

Avec sa veste en cuire, ses mains fortes, des biceps à tomber. 

Il nous raccompagna jusqu'à la voiture me demanda de sa voix chaude si ça va aller pour le retour. J'ai surement du bredouiller quelque chose, mais ce que je pouvais dire n'était certainement pas audible.

Fasciné oui j'étais fasciné. Ce n'est pas moi qui conduisit pour le retour. Mais c'est sur le chemin qui nous ramenait chez moi que je me suis aperçu que nous n'avions même pas échangé nos numéros, tout juste nos prénoms. 

 

Il s'appelle Bruno et je ferais tout pour le revoir.

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